Étiquette : Venezuela

  • États-Unis : la révocation du TPS pour les Vénézuéliens bloquée par un juge fédéral

    États-Unis : la révocation du TPS pour les Vénézuéliens bloquée par un juge fédéral

    Hier lundi, un juge fédéral américain a suspendu le projet de l’administration de Donald Trump de mettre fin aux protections juridiques temporaires (TPS) dont bénéficiaient des centaines de milliers de Vénézuéliens.


    Le plan migratoire de Donald Trump a fait sa première défaite en justice, hier lundi 31 mars 2025. L’ordonnance rendue par le juge de district américain Edward Chen à San Francisco constitue un soulagement pour 350 000 Vénézuéliens dont le statut de protection temporaire (TPS) devait expirer le 7 avril, a fait savoir La Presse.

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    En effet, le juge Chen a indiqué que la décision de la ministre américaine de l’intérieur Kristi Noem « menace d’infliger un préjudice irréparable à des centaines de milliers de personnes, dont la vie, les familles et les moyens de subsistance seront gravement perturbés, de coûter des milliards de dollars en activité économique aux États-Unis et de porter atteinte à la santé et à la sécurité publiques dans les communautés à travers les États-Unis ».


    Le juge va plus loin pour affirmer que le gouvernement n’a identifié aucun « préjudice compensatoire réel au maintien du TPS pour les bénéficiaires vénézuéliens » et que les plaignants parviendraient probablement à démontrer que les actions de Mme Noem « sont illégales, arbitraires et capricieuses, et motivées par une animosité inconstitutionnelle », a rapporté le journal.


    Edward Chen, nommé juge par le président démocrate Barack Obama, a donné une semaine au gouvernement pour déposer un avis d’appel et une semaine aux plaignants pour déposer une demande de suspension pour 500 000 Haïtiens, dont la protection du TPS expire en août.

    Wallace Elie

  • Près de 200 Vénézuéliens rapatriés par les États-Unis 

    Près de 200 Vénézuéliens rapatriés par les États-Unis 

    Le gouvernement vénézuélien a annoncé avoir reçu ce lundi 24 mars 199 Vénézuéliens expulsés par l’administration Trump. Ces nouveaux expulsés des États-Unis marquent le rétablissement des vols d’expulsions suspendus il y a un mois dans le contexte de la crise de l’immigration déclenchée par Donald Trump.


    Le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, a déclaré : « Aujourd’hui, nous recevons 199 compatriotes à l’aéroport international de Maiquetía, qui dessert Caracas. Ils étaient tous des hommes menottés », selon les images diffusées par la télévision d’État, a rapporté Listin Diario.

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    Le ministre de l’Intérieur du Venezuela, Cabello, a rappelé qu’il s’agit du quatrième vol transportant des Vénézuéliens expulsés des États-Unis. « Les voyages ont eu peu de régularité, ce n’est pas à cause du Venezuela. Nous sommes prêts à recevoir les Vénézuéliens où qu’ils soient, lorsque les possibilités existent”, a-t-il assuré. 


    Il faut préciser que plus de 200 Vénézuéliens ont été déportés des États-Unis vers le Centre de Confinement Terroriste (Cecot), une prison à sécurité maximale du Salvador, après une entente entre les deux pays. Une décision que le président du Venezuela, Nicolás Maduro, a qualifiée d’enlèvement.

    Wallace Elie

    Crédit photo : Juan BARRETO / AFP

  • Tentative d’attentat contre Nicolás Maduro : 17 personnes dont un ex-député condamnées

    Tentative d’attentat contre Nicolás Maduro : 17 personnes dont un ex-député condamnées

    La justice vénézuélienne, ce jeudi 4 août, a condamné, à 8 ans de prison, Juan Requesens, un ancien député d’opposition, pour avoir impliqué dans une présumée tentative d’attentat contre le président Nicolas Maduro en 2018. En tout, 17 personnes ont été condamnées, dont douze à la peine maximale de 30 ans d’emprisonnement, rapporte RFI.

    En effet, la scène d’attaque aurait eu lieu au centre de Caracas en 2018 lorsque le chef de l’État Nicolas Maduro célébrait les 80 ans de la Garde National. Le gouvernement vénézuélien a pointé du doigt la Colombie, les États-Unis et le Pérou d’être derrière cette tentative.

    Par ailleurs, selon l’opposition politique, le président Maduro n’a fait qu’une mise scène dans l’objectif de renforcer les forces répressives contre les opposants.

    Selon El National, relayé par le journal français RFI, l’avocat de l’ancien parlementaire déclare que « Le ministère public n’a pas pu montrer sa culpabilité, la juge n’avait pas à le condamner ». Alors que le journal Efecto Cocuyo rappelle que l’accusé avait été arrêté le 7 août 2018 pour avoir comploté un attentat aux drones contre le président vénézuélien.

    Notons que, la justice vénézuélienne a condamné, en tout, 17 personnes dans le cadre de ce dossier et 12 d’entre elles, ont écopé une peine maximale de 30 ans de prison.

    « Ces condamnations sont destinées à soutenir le faux récit du gouvernement d’une prétendue tentative d’assassinat. Ils sont des boucs émissaires », a déclaré à l’AFP Gonzalo Himiob, avocat de l’ONG Foro Penal, repris par La Presse.

    Cependant l’ancien député Requesens avait avoué avoir été en contact avec des auteurs présumés de cet attentat raté.

    Par ailleurs, l’opposant farouche du président Maduro, en l’occurrence Juan Guaïdo critique cette décision. « La dictature l’a enlevé et le maintient privé de sa liberté comme un mécanisme de persécution de toute une société qui résiste », a-t-il écrit.

  • Une délégation américaine se trouve au Venezuela, le pétrole est au cœur des discussions

    Une délégation américaine se trouve au Venezuela, le pétrole est au cœur des discussions



    En pleine crise russo-ukrainienne, de hauts responsables américains se sont rendus, hier samedi, au Venezuela afin de rencontrer l’administration du président Nicolás Maduro. Les discussions se déroulent autour du pétrole vénézuélien, rapporte le journal américain New York Times.

    Après des années, ce voyage est la plus haute visite de responsables de Washington à Caracas, la capitale du Venezuela. Notons, les États-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec le président Maduro et fermé leur ambassade à Caracas en 2019, après l’avoir accusé de fraude électorale.

    Du coup, après avoir tenté en vain de renverser le régime vénézuélien, l’administration Trump avait sanctionné les exportations de pétrole vénézuélien et les hauts responsables du pays. Le chef de l’opposition, Juan Guaidó, avait été reconnu comme président légitime du Venezuela.

    La Russie et d’autres alliés du Venezuela


    Pour palier à tout cela, à rappeler que le président Nicolás Maduro a répondu aux sanctions en sollicitant l’aide économique et diplomatique de la Russie, ainsi que de l’Iran et de la Chine. Les sociétés énergétiques et les banques russes ont contribué à permettre au Venezuela de continuer à exporter du pétrole, la principale source de devises étrangères du pays, malgré les sanctions.

    L’invasion russe en Ukraine a incité les États-Unis à donner plus d’attention aux alliés du président Vladimir Poutine en Amérique latine, qui, selon Washington, pourraient devenir des menaces pour la sécurité si l’impasse avec la Russie s’approfondit, cité New York Times.

    La grande puissance fait un coup d’avance. Les États-Unis et leurs alliés ont commencé, ce mois, à envisager des sanctions sur les exportations russes de pétrole et de gaz pour punir le pays des ravages causés en Ukraine, des voix éminentes affiliées aux deux principaux partis politiques américains ont désigné le Venezuela comme un substitut potentiel.

    En effet, des républicains bien connectés ont été impliqués dans des discussions sur le redémarrage du commerce du pétrole, notamment Scott Taylor, un ancien membre du Congrès républicain de Virginie qui travaille avec Robert Stryk, un lobbyiste de Washington qui s’est brièvement enregistré pour représenter le régime de M. Maduro en 2020 et reste en contact avec les gens qui l’entourent.

    Selon le journal américain, M. Taylor a déclaré avoir parlé, vendredi dernier dans la soirée, à un homme d’affaires vénézuélien qui lui a signalé que l’équipe du président Maduro était impatiente de renouer avec les États-Unis.

    “Nous devrions saisir cette opportunité pour obtenir une victoire diplomatique et un fossé entre la Russie et le Venezuela ”, a-t-il déclaré dans un communiqué. Pour sa part, Trish Regan, ancienne animatrice de Fox Business et personnalité médiatique conservatrice, a appelé à une alliance avec le Venezuela pour déplacer le pétrole russe du marché américain.

    “Le Venezuela a la plus grande source de réserves de pétrole à ce jour, nous la cédons aux Chinois et aux Russes ?” a-t-elle écrit sur Twitter.



    Selon les informations, peu de temps avant l’invasion russe en Ukraine, Yuri Borisov, vice-Premier ministre russe, s’est rendu à Caracas pour rencontrer les responsables du gouvernement de Maduro. Et le président vénézuélien a parlé à son homologue russe par téléphone au moins deux fois au cours du mois dernier.

    Pour le moment, le New York Times ne sait pas combien de temps la délégation américaine, qui comprend de hauts fonctionnaires du Département d’État et de la Maison Blanche, restera à Caracas ou avec qui le groupe se réunira. Aussi, les porte-parole de M. Maduro et du département d’État et du Conseil de sécurité nationale à Washington n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.

    Le pétrole du Venezuela

    Avant l’imposition des sanctions américaines, le Venezuela envoyait la majeure partie de son pétrole sur la côte américaine du golfe, dont des raffineries ont été construites spécifiquement pour traiter le brut lourd du Venezuela.

    “Si les États-Unis réduisaient les importations de pétrole russe, le Venezuela serait en mesure de remplacer une partie des approvisionnements perdus ” a déclaré Francisco Monaldi, expert en énergie vénézuélienne à l’Université Rice de Houston, rapporte l’agence américaine.

    Et le président Nicolas Maduro s’est montré ouvert à discuter d’accords pétroliers avec les États-Unis. “ Ici se trouve le pétrole du Venezuela, qui est disponible pour quiconque veut le produire et l’acheter, que ce soit un investisseur d’Asie, d’Europe ou des États-Unis ”, a-t-il affirmé dans un discours public jeudi dernier.

    Néanmoins, le président Maduro s’est manifesté en accord avec l’invasion Russe. Le Venezuela s’est abstenu lors de l’adoption de la résolution des Nations Unies, dans la semaine, condamnant l’agression russe. De préférence, le Venezuela appelle à une solution diplomatique à la crise.

    À rappeler que quelques temps de cela, les États-Unis ont affirmé que Diosdiado Cabello, homme d’affaires vénézuélien, et le président Maduro dirigent le soi-disant « Suns Cartel », une organisation qui implique des hauts fonctionnaires du régime et qui contrôle le trafic de drogue au Venezuela.

    En mars 2020, le ministère américain de la Justice a inculpé Maduro, Cabello et 13 autres responsables gouvernementaux pour trafic de drogue et a placé d’importantes primes sur leurs têtes. Pour Cabello et Maduro le montant est de 10 millions de dollars et 15 millions de dollars, respectivement.

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