Les États-Unis et le Panama proposent une nouvelle force pour remplacer la MMAS

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Après plus d’un an de présence sur le terrain sans résultats concrets, les États-Unis, avec le soutien du Panama, ont soumis jeudi au Conseil de sécurité de l’ONU une proposition visant à transformer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), dirigée par le Kenya, en une nouvelle entité baptisée « Force de répression des gangs ». Cette force aurait pour mission claire de rétablir la sécurité et de reprendre le contrôle des zones dominées par les groupes armés en Haïti.

La proposition, soutenue par la République du Panama, prévoit un mandat plus offensif pour la mission. Elle inclurait jusqu’à 5 500 agents en uniforme et 50 personnels civils, avec une plus grande autonomie vis-à-vis de la Police nationale d’Haïti (PNH). Si les salaires étaient pris en charge par des contributions volontaires à l’ONU, le soutien logistique serait assuré par un bureau d’appui onusien spécialement créé à cet effet.

Cette option avait déjà été recommandée par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, en février 2025, appelant à un renforcement structurel et durable de la présence internationale en Haïti. La proposition des États-Unis et du Panama a été présentée lors d’une réunion d’information sur Haïti convoquée par ces deux pays au Conseil de sécurité. Plusieurs États ont exprimé leur soutien, soulignant la gravité de la situation actuelle.

António Guterres a également rappelé au Conseil l’urgence d’autoriser une force internationale bénéficiant d’un appui direct des Nations unies et d’un financement stable. Selon lui, si les contributions volontaires restent utiles, seules des contributions obligatoires permettraient de garantir l’efficacité et la pérennité de la mission actuellement dirigée par le Kenya.


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