Les ressortissants haïtiens peuvent enfin respirer. La juge fédérale Ana C. Reyes a suspendu ce lundi 2 février 2026 la décision de l’administration Trump de mettre fin au statut de protection temporaire (TPS) accordé à plus de 350 000 Haïtiens, empêchant pour l’heure leur possible expulsion.
La juge Ana C. Reyes, du tribunal fédéral de Washington, a fait droit à un recours collectif déposé par des bénéficiaires haïtiens du programme, estimant que la révocation décidée par le département de la Sécurité intérieure (DHS) ne pouvait entrer en vigueur comme prévu le 3 février 2026.
Le TPS, instauré par le Congrès américain, permet aux ressortissants de pays touchés par des catastrophes naturelles, des conflits ou d’autres circonstances extraordinaires de résider et de travailler temporairement aux États-Unis sans risque d’expulsion
Haïti bénéficie de cette désignation depuis 2010, après le séisme qui a dévasté le pays. En juillet 2024, l’administration de l’ancien président Joe Biden avait prolongé le dispositif jusqu’au 3 février 2026, invoquant la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire.
Revenu au pouvoir le 20 janvier 2025, le président Trump a engagé un réexamen du programme pour plusieurs pays, affirmant que le TPS devait rester strictement temporaire. Le DHS avait annoncé en novembre son intention d’y mettre fin pour Haïti, estimant que les conditions justifiant la désignation n’étaient plus réunies.
La décision prise aujourd’hui par la procureure est un immense soulagement pour ces milliers de compatriotes haïtiens qui vivent chaque jour dans la crainte de tomber entre les mains des agents fédéraux de l’ICE, surtout ces derniers jours.
