À la suite de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), le 7 février 2026, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est devenu l’unique chef de l’Exécutif. Dans ce contexte, il a convoqué un Conseil des ministres extraordinaire au cours duquel plusieurs décisions jugées cruciales pour le pays ont été adoptées.
Parmi les premières mesures prises, figure la révocation du ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Métellus. Par arrêté, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a été nommé ministre de l’Économie et des Finances ad interim, dans l’objectif de renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale, en attendant la désignation d’un titulaire définitif à ce poste, selon un communiqué publié le 8 février 2026.
Le Conseil des ministres a également procédé à la nomination de nouvelles commissions municipales à Port-au-Prince, Pétion-Ville et Gressier, afin d’assurer la continuité de l’administration locale et la gestion des affaires communales jusqu’aux prochaines élections.
Par ailleurs, le gouvernement a réaffirmé son engagement à rétablir la sécurité et l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, à garantir l’État de droit, à assurer le fonctionnement régulier des institutions et à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections libres, crédibles et démocratiques, dans le but de restaurer la dignité nationale, précise le communiqué de la Primature.
Il est également à noter que ce Conseil des ministres extraordinaire a, par décret, placé l’exercice du Pouvoir exécutif sous l’égide du Conseil des ministres, en raison de la vacance de la Présidence de la République constatée à compter du 7 février 2026. Ainsi, conformément aux dispositions de l’article 149 de la Constitution de 1987, telle qu’amendée par la loi constitutionnelle du 9 mai 2011, le Conseil des ministres, sous la présidence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, exercera le Pouvoir exécutif jusqu’à l’investiture du Président de la République élu.
Enfin, l’action du Pouvoir exécutif sera prioritairement orientée vers le rétablissement de la sécurité publique et de l’autorité de l’État, l’organisation d’élections libres, honnêtes et démocratiques, ainsi que la garantie du bon fonctionnement des institutions et des services publics.
