Ce lundi, les forces navales du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont mené, sous la supervision de leur commandant en chef, le major général, une opération baptisée « Contrôle intelligent du détroit d’Ormuz ». Cette manœuvre consistait en des exercices de tir réel dans le détroit d’Ormuz, alors que l’USS Abraham Lincoln des États-Unis mène des opérations aériennes 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, en amont des négociations nucléaires prévues à Genève.
Selon Fox News, citant l’agence de presse iranienne IRNA, contrôlée par l’État, cette opération est présentée comme une préparation face à d’éventuelles menaces sécuritaires et militaires dans cette voie navigable stratégique.
« Les médias d’État ont déclaré que l’exercice a été organisé pour évaluer la préparation des unités opérationnelles, examiner les plans de sécurité et répéter des scénarios afin de répondre à toute menace sécuritaire et militaire dans la région », écrit Fox News ce lundi.
D’après le média américain, ces exercices militaires ont été menés quelques heures après la reprise des efforts diplomatiques à Genève entre les États-Unis et l’Iran, visant à relancer les négociations sur le programme nucléaire iranien. Présent à Genève, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé être porteur de « vraies idées » pour parvenir à un accord « juste et équitable », tout en rejetant toute « soumission face aux menaces ».
Les médias d’État iraniens ont par ailleurs indiqué que ces exercices visaient à tester la préparation des unités opérationnelles, à examiner les plans de sécurité et à simuler des scénarios face à d’éventuelles menaces dans la région, confirme Fox News.
Parallèlement, le président américain Donald Trump a ordonné un renforcement des forces américaines au Moyen-Orient et a averti que l’Iran pourrait être frappé s’il refuse de conclure un accord sur son programme nucléaire.
Crédit photo : L’Iran a lancé des exercices navals dans le détroit d’Ormuz lundi, quelques heures avant la reprise des négociations nucléaires à Genève entre les États-Unis et l’Iran. (Bureau de presse du Corps des gardiens de la révolution islamique / Document fourni / Anadolu via Getty Images)
