Après la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition le 7 février 2026, le premier ministre haïtien Alix Didier Fils Aimé et d’autres acteurs politiques, économiques et de la société civile veulent signer un « Pacte national pour la Stabilité et l’organisation des élections ».
Dans ce document, doté de 30 articles, le rétablissement de la sécurité nationale et l’organisation des élections demeurent les principales priorités des signataires.
Des organisations politiques et de la société civile commencent à apposer leur signature sur le document. C’est le cas des partis Fanmi Lavalas, PHTK, EDE, ASE, Congrès patriotique, entre autres à l’hôtel Kinam 2 le samedi 21 février 2026.
Dans son article 4, il est précisé que dès la signature de ce document, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé entame des consultations pour former un cabinet ministériel impartial, technique et efficace avec des hommes et des femmes, choisis sur la base des critères de compétence, d’objectivité et d’éthique.
Sécurité nationale
Sur le plan sécuritaire, ce nouveau gouvernement aura comme responsabilité de renforcer les capacités opérationnelles et institutionnelles de la Police nationale d’Haïti et des Forces armées d’Haïti dans la lutte contre les groupes armés, peut-on lire dans son article 8.
Il faut souligner qu’il est prévu de remobiliser la Commission Nationale de désarmement, de Démantèlement et de Réinsertion pour faciliter, entre autres, la réinsertion des individus impliqués dans des activités criminelles.
Renforcement institutionnel
Sur le plan institutionnel, les signataires du document entendent apporter en nombre limité des changements dans la constitution haïtienne sur la base de consensus dégagés dans la société.
Élections
Le document indique que « le gouvernement prend toutes les dispositions pour créer un environnement sûr et stable propice au déroulement des élections, notamment la réouverture et la sécurisation des axes routiers. De plus, le processus électoral en cours sera renforcé avec la mise en place par le CEP d’une administration professionnelle et moderne conforme aux standards.
Selon le document, pour assurer la mise en œuvre effective des dispositions du Pacte national, une feuille de route assortie d’un calendrier est élaborée par le Gouvernement en concertation avec un comité consultatif.
Ce comité consultatif supporte la mise en œuvre du Pacte, donne son avis sur la mise en œuvre de la feuille de route et du calendrier d’exécution. Il accompagne les actions du gouvernement et s’assure de la création, entre autres, des conditions nécessaires à l’organisation d’élections transparentes et crédibles.
Selon les signataires, le Comité consultatif est composé de personnalités désignées par les secteurs signataires du présent Pacte, notamment le secteur politique, le secteur syndical, le secteur privé et les organisations de la société civile. Le Comité consultatif exerce sa mission à titre bénévole sans interférer dans la gestion du pouvoir.
Il n’est mentionné dans aucun article de ce document la durée et la date de la fin exacte du mandat de cette nouvelle transition politique en Haïti. Une situation qui risque de provoquer de nouvelles crises dans le pays.



