Quelques heures après que le président américain Donald Trump a averti les compagnies aériennes que l’espace aérien du Venezuela devait être considéré comme « entièrement fermé », le président Nicolas Maduro a dénoncé ces propos, les qualifiant « d’agression extravagante, illégale et injustifiée contre le peuple du Venezuela ».
Dans un communiqué publié ce samedi 29 novembre, le gouvernement vénézuélien a accusé le président Trump de vouloir « appliquer de manière extraterritoriale la juridiction illégitime des États-Unis au Venezuela en tentant inhabituellement de donner des ordres et de menacer la souveraineté de l’espace aérien national, l’intégrité territoriale, la sécurité aéronautique et la pleine souveraineté de l’État vénézuélien ».
Selon Caracas, ce type de déclarations constitue « un acte hostile, unilatéral et arbitraire, incompatible avec les principes les plus élémentaires du droit international » et s’inscrit dans « une politique permanente d’agression » contre notre pays, avec des « prétentions coloniales » sur notre région d’Amérique latine et les Caraïbes, niant le droit international.
« De telles déclarations représentent une menace explicite d’usage de la force, interdite de manière claire et sans équivoque par l’article 2, chiffre 4, de la Charte des Nations Unies », peut-on lire dans ledit communiqué, indiquant que « cette tentative d’intimidation » viole également l’article 1 de ladite Charte, qui consacre comme objectif fondamental le maintien de la paix et de la sécurité internationales.
Respect « illimité »
Caracas plaide pour le « respect illimité » de son espace aérien, protégé par les règles de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et réaffirmé dans la Convention de Chicago de 1944, dont l’article 1 reconnaît catégoriquement que « chaque État a la souveraineté exclusive et absolue sur la zone aérienne qui couvre son territoire ».
« Aucune autorité extérieure à l’institution vénézuélienne n’a le pouvoir d’interférer, de bloquer ou de conditionner l’utilisation de l’espace aérien national », insiste le gouvernement vénézuélien, appelant la communauté internationale, les gouvernements souverains du monde, l’ONU et les organismes multilatéraux correspondants à rejeter fermement cet acte « d’agression immorale ».
Selon Maduro, cette menace contre le Venezuela met en péril la paix continentale et « nos peuples, héritiers du libérateur Simón Bolívar. »
Venezuela President Nicolas Maduro speaks during a press conference in Caracas, Venezuela, Monday, Sept. 1, 2025. (AP Photo/Ariana Cubillos)
