Les Nations unies ont annoncé le jeudi 18 décembre 2025 le lancement officiel du plan de réponse humanitaire 2026. Cette initiative vise à soutenir 4,2 millions de personnes vulnérables qui dépendent exclusivement de l’aide humanitaire pour survivre.
Doté d’un budget de 880 millions de dollars, ce plan ambitionne d’apporter une assistance vitale aux populations les plus vulnérables du pays.
“Je demande à tous les partenaires humanitaires et de développement, aux partenaires financiers ainsi qu’au gouvernement haïtien de soutenir le plan humanitaire 2026, afin de préserver la vie et la dignité de chaque Haïtienne et de chaque Haïtien, et de permettre à l’espoir de continuer pour les jeunes générations”, a déclaré Nicole Boni Kouassi, coordonnatrice résidente et coordonnatrice humanitaire des Nations unies en Haïti dans un communiqué.
Selon les données des Nations unies, Haïti figure parmi les 6 pays au monde où la faim atteint un niveau alarmant. Cette situation est liée au déplacement forcé de 1,4 million de personnes en raison de la violence armée. Par ailleurs, 5,7 millions de personnes souffrent de l’insécurité alimentaire.
Une situation qui suscite une vive inquiétude chez la responsable humanitaire.
“Je suis profondément préoccupée par le cycle incessant de violence et le niveau de brutalité extrême que subissent les Haïtiennes et les Haïtiens”, a-t-elle souligné.
“Chaque jour, 27 femmes et filles subissent des violences basées sur le genre, dont la majorité sont des viols, y compris des viols collectifs. Lorsqu’elles ne sont pas tuées, des milliers de civils innocents sont contraints de fuir leur domicile pour sauver leur vie et voient leurs maisons ainsi que d’autres infrastructures détruites. Les jeunes et les enfants sont forcés de rejoindre des groupes armés, au point de représenter jusqu’à 50 % de leurs membres”, a-t-elle déploré.
Le plan de réponse humanitaire 2026, précisent les responsables onusiens, se concentre sur les interventions d’urgence multisectorielles dans les départements de l’Ouest, du Centre et de l’Artibonite en proie à la violence armée et aux expulsions de migrants qui entraînent des “besoins graves et croissants”. Il vise à réduire les risques immédiats auxquels sont exposées les populations, à stabiliser les familles les plus affectées par les traumatismes et à renforcer leur accès aux services essentiels. Le plan prévoit également de soutenir les déplacés internes dans le Grand Sud et le Grand Nord.
Photo: IOM/Antoine Lemonnier
