Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et le Directeur général de la Police nationale d’Haïti Vladimir Paraison se sont entretenus ce lundi 29 décembre autour des grandes priorités nationales, notamment la question sécuritaire et l’organisation des élections comme prévues en août 2026.
Reçu à la Primature par le chef du gouvernement, le numéro 1 de l’institution policière était accompagné d’une importante délégation issue de plusieurs unités spécialisées, dont le SWAT. Les échanges ont porté sur la situation des forces engagées au front contre les groupes criminels armés, afin d’identifier leurs priorités et d’apporter des réponses immédiates et concrètes visant à améliorer leurs conditions de travail et à renforcer l’efficacité opérationnelle de la PNH.
Selon un communiqué de la Primature, cette démarche s’inscrit dans la mission centrale du gouvernement pour 2026 qui vise à “rétablir la sécurité afin de permettre l’organisation d’élections générales crédibles, inclusives et transparentes”.
Le Premier ministre Fils-Aimé a également profité de cet échange pour saluer avec force le courage, la bravoure et le sens du devoir des agents des forces publiques mobilisés durant les fêtes de fin d’année. Une minute de recueillement a été observée en hommage aux policiers tombés dans l’exercice de leurs fonctions.
Le numéro un de la Primature, accompagné du ministre de la Santé publique et de la Population, le Dr Sinal Bertrand, a rappelé les engagements pris par le Gouvernement le 8 juillet 2025, lors de la célébration de la SWAT.
“Les discussions ont notamment porté sur les primes de risque, une couverture médicale renforcée en Haïti et à Cuba, ainsi que sur la mise en place d’un programme d’accompagnement au logement au bénéfice des agents de la PNH”, précise le communiqué.
En conclusion, M. Fils-Aimé a lancé un appel à l’unité nationale afin de mettre un terme définitif à l’emprise des groupes armés qui sèment la terreur sur le territoire. Il a souligné le rôle stratégique des unités d’élite dans le rétablissement de la sécurité publique, condition qu’il juge “indispensable au retour à l’ordre constitutionnel, à la démocratie et à l’État de droit.”
