La Corée du Nord a entamé l’année 2026 par le lancement de plusieurs missiles balistiques présumés, dimanche 4 janvier. Ces tirs surviennent au lendemain de l’attaque américaine contre le Venezuela, au cours de laquelle le président en fonction Nicolás Maduro et son épouse ont été capturés et exfiltrés vers les États-Unis. Le Japon et la Corée du Sud ont exprimé leur inquiétude, estimant que ces actions nord-coréennes menacent la paix et la stabilité dans la région.
Séoul a confirmé que plusieurs projectiles, vraisemblablement des missiles balistiques, ont été détectés vers 7 h 50 (heure locale) dimanche matin, tirés depuis les environs de Pyongyang en direction de la mer de l’Est (nom coréen de la mer du Japon), selon le ministère sud-coréen de la Défense cité par France 24.
Du côté japonais, le ministre de la Défense Shinjiro Koizumi a déclaré : « Le développement nucléaire et balistique de la Corée du Nord menace la paix et la stabilité de notre pays et de la communauté internationale, et est absolument inacceptable. »
Ces tirs interviennent dans un climat tendu, marqué par les récentes déclarations de Washington, qui n’exclut pas d’étendre ses interventions militaires à d’autres pays comme Cuba ou la Colombie. Selon l’AFP, Hong Min, analyste à l’Institut coréen pour l’unification nationale, estime que « cela reflète probablement la pression ressentie par Pyongyang face à la situation au Venezuela ».
Les analystes voient dans cette démonstration de force un message de dissuasion. La Corée du Nord, souvent critique de la politique américaine, chercherait à montrer que toute tentative d’intervention à son encontre serait bien plus complexe que l’opération menée au Venezuela. Un ancien diplomate nord-coréen ayant fait défection a d’ailleurs déclaré espérer que son pays « tirera des leçons » des choix récents de Washington.
Photo illustration : lancement d’un missile balistique prise le 24 mars 2022 et diffusée le 25 mars par l’agence de presse officielle de la Corée du Nord. STR / AFP
