Mercredi, la base de l’armée irakienne d’Al Habbaniya, située dans l’ouest de l’Irak, a été frappée par un avion d’attaque A-10 américain. Sept soldats irakiens ont été tués et treize autres blessés. Le ministère irakien de la Défense a fermement condamné l’incident, affirmant que ses troupes menaient une mission humanitaire.
Selon Le Parisien, citant les médias spécialisés Militarnyi et le média local Naya, un porte-parole de l’armée américaine a indiqué que la frappe avait touché par erreur une base de l’armée irakienne située dans la province d’Anbar, une région où des opérations contre les militants de l’État islamique sont toujours en cours. « Le groupe s’était emparé de certaines parties de la zone en 2014 avant que les forces irakiennes n’en reprennent le contrôle en 2017, mais des combattants de l’État islamique continuent d’y mener des actions hostiles », précise le journal.
Bagdad a dénoncé cet incident, affirmant que ses soldats étaient engagés dans une mission humanitaire, et a exigé le retrait des forces américaines. Un deuil national a été décrété dans la province d’Anbar. La frappe pourrait s’expliquer par une confusion avec des combattants de l’État islamique.
Par ailleurs, cet événement pourrait s’inscrire dans un cycle de représailles. Des groupes soutenus par l’Iran auraient récemment ciblé, à l’aide de drones FPV, un hélicoptère UH-60M Black Hawk ainsi qu’un radar de défense aérienne AN/MPQ-64 Sentinel sur la base américaine de Camp Victory, en Irak.
CRÉDIT PHOTO : AFP/ Christof Stache
