Dans une capitale haïtienne meurtrie par l’insécurité et les déplacements massifs de population, la Brigade d’Intervention Théâtrale Haïtienne (BIT Haïti) choisit les planches comme arme de résilience. Du 16 au 31 mars 2026, la troupe lance la troisième phase de son projet « Théâtre contre la violence », un programme de formation artistique destiné aux adolescents vivant dans les camps de déplacés dans la commune de Port-au-Prince.
Les planches comme espace de guérison
Selon une présentation du projet, dont la rédaction a obtenu une copie, dix adolescents – filles et garçons – issus de trois camps de déplacés sont au cœur de ce dispositif.
Recrutés et accompagnés depuis les phases précédentes du projet, ils bénéficieront pendant deux semaines d’ateliers intensifs axés sur les techniques théâtrales, l’expression personnelle, la confiance en soi et la promotion des valeurs de paix et de solidarité, a indiqué la structure théâtrale.
L’initiative vise à offrir à ces jeunes, souvent exposés à la violence au quotidien, un espace d’apprentissage artistique structuré et sécurisant.

À l’issue de la formation, les participants présenteront devant un public constitué en grande partie de personnes déplacées et de membres de la société civile un sketch de vingt minutes intitulé « Le Théâtre contre la violence ».
Le projet n’est pas à ses débuts. Les deux premières éditions, saluées par les partenaires institutionnels, avaient déjà abouti à des restitutions publiques dans les anciens locaux de BIT Haïti à Turgeau et à l’Institut français en Haïti avec le soutien des Nations unies et de l’ambassade de France en Haïti. Selon BIT Haïti, cette troisième édition s’inscrit dans la continuité de cet engagement, en consolidant les acquis des bénéficiaires initialement identifiés et en approfondissant leur formation.
