Alors que le pouvoir vénézuélien fait l’objet d’une enquête pour des crimes contre l’humanité présumés lors des manifestations de 2017, l’Assemblée nationale a fait un premier pas, mardi 2 décembre 2025, vers le retrait du pays de la Cour pénale internationale (CPI), accusée de « se soustraire à ses responsabilités ».
Ce même jour, le Parlement a adopté en première lecture l’abrogation de la loi d’adhésion au Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI.
Cette décision intervient peu après l’annonce de la fermeture du bureau de la CPI à Caracas, en raison d’un manque de « progrès réel » dans la coopération avec les autorités locales, selon le procureur adjoint Mame Mandiaye Niang. Il a toutefois précisé que l’enquête ouverte contre le Venezuela se poursuivait.
En réaction, le gouvernement vénézuélien a dénoncé une attitude non coopérative de la CPI. Dans un communiqué relayé par Ouest-France, il accuse le bureau du procureur de n’avoir montré « aucun engagement ni esprit de coopération », tout en ignorant les initiatives nationales.
Le député pro-gouvernement Roy Daza, en présentant le projet, a déclaré : « Il s’agit de défendre la souveraineté, la nation et la justice. Cette cour ne remplacera pas la législation vénézuélienne, car notre pays est libre, souverain et indépendant. »
Le président vénézuélien Nicolás Maduro s’exprime devant ses supporters lors d’un rassemblement à Caracas, le 1er décembre 2025. | PEDRO MATTEY / ANADOLU VIA AFP
