Quelques heures après l’attaque militaire américaine sur le Venezuela, ayant conduit à la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse, le gouvernement vénézuélien a condamné fermement cette agression. Il rejette et dénonce devant la communauté internationale cette attaque, qu’il qualifie de grave violation de la souveraineté nationale et d’agression contre la population civile et les installations militaires de Caracas, capitale du pays.
Selon les autorités vénézuéliennes, l’objectif des États-Unis est de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, notamment le pétrole et les minéraux, en cherchant à briser, par la force, l’indépendance politique du pays.
Le communiqué officiel souligne que ces frappes constituent une violation manifeste de la Charte des Nations Unies, notamment de ses articles 1 et 2, qui garantissent le respect de la souveraineté des États, l’égalité juridique entre les nations et l’interdiction du recours à la force.
Le gouvernement de Caracas réaffirme son engagement à défendre la souveraineté nationale et qualifie cette intervention militaire d’acte néocolonial visant à imposer un changement de régime. Il rappelle l’histoire de résistance du peuple vénézuélien depuis 1811, évoquant l’héritage des figures historiques comme Simón Bolívar et Francisco de Miranda.
Le communiqué a rappelé qu’avant cette attaque, le président Nicolás Maduro avait décrété l’état d’urgence sur tout le territoire national et activé les plans de défense prévus par la Constitution. Il avait également mobilisé le Commandement pour la défense intégrale de la nation et les organes de sécurité à travers les États et municipalités.
En invoquant l’article 51 de la Charte de l’ONU, le Venezuela affirme son droit à la légitime défense et appelle les peuples et gouvernements d’Amérique latine, des Caraïbes et du monde entier à s’unir contre l’impérialisme et à soutenir la paix, la souveraineté et la stabilité de la région.
