Dans son rapport publié le 20 janvier 2026, l’UNESCO alerte sur la liberté d’expression qui traverse une crise mondiale majeure, marquée par une hausse des violences contre les journalistes. Selon l’organisation onusienne, en trois ans, 310 travailleurs de la presse ont été assassinés, dont 162 ont eu lieu dans les zones de conflit.
Entre janvier 2022 et septembre 2025, 310 journalistes ont été recensés, dont 24 femmes, a recensé l’UNESCO. Alors que 162 de ces meurtres ont été commis dans des zones de conflit, confirmant l’exposition accrue des professionnels de l’information dans les contextes de guerre et d’instabilité.
Selon le rapport, l’année 2025 est la plus meurtrière depuis 2018, avec 91 journalistes tués.
L’UNESCO a souligné une impunité persistante, précisant que 85 % des meurtres de journalistes restent non résolus, estimant que cette situation alimente l’autocensure et fragilise durablement l’exercice du journalisme indépendant.
Selon les données citées par l’UNESCO, l’indice mondial de liberté d’expression a reculé d’environ 10 % depuis 2012, traduisant une dégradation continue de la liberté de la presse à l’échelle mondiale.
L’organisation met également en garde contre l’impact des grandes plateformes numériques et de l’essor rapide de l’intelligence artificielle générative, qui favorisent la désinformation et marginalisent le journalisme d’intérêt public.
Face à ces constats, l’UNESCO appelle les États à renforcer la protection des journalistes, à lutter contre l’impunité et à garantir un environnement propice à une information libre, pluraliste et fiable, pilier du fonctionnement des sociétés démocratiques.
Un photojournaliste allongé au sol pour se protéger des tirs provenant de différentes directions, au Champ-de-Mars le 20 juillet 2024 / Dieugo André
