Le président Emmanuel Macron a confirmé l’interception d’un pétrolier en provenance de Russie, ce jeudi 22 janvier 2026. La France accuse le navire d’être soumis à des sanctions internationales et soupçonné d’arborer un faux pavillon.
La Marine nationale française a ainsi arraisonné, en mer Méditerranée, un navire pétrolier en provenance de Russie, soupçonné d’appartenir à la « flotte fantôme » qui contribuerait au financement de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, a annoncé Emmanuel Macron.
Selon le chef de l’État, l’intervention a été réalisée avec le concours de plusieurs alliés, dans le respect du droit international maritime. Elle a conduit au déroutement du navire et à l’ouverture d’une enquête judiciaire. La France réaffirme sa détermination à faire respecter les sanctions internationales et à lutter contre les activités de la « flotte fantôme ».
Il s’agit de la deuxième opération de ce type menée par la France, après l’arraisonnement du Boracay, un navire également sanctionné par l’Union européenne. Intercepté fin septembre en Atlantique par les commandos marine français, le Boracay avait été dérouté vers le port de Saint-Nazaire avant de reprendre la mer six jours plus tard. Son capitaine est convoqué en février à Brest pour être jugé pour « refus d’obtempérer ». Au total, 598 navires soupçonnés d’appartenir à la « flotte fantôme » font actuellement l’objet de sanctions de l’Union européenne.
Selon les sites de suivi maritime MarineTraffic et VesselFinder, le pétrolier, long de 249 mètres, faisait route vers l’est au moment de son arraisonnement, entre Almeria (Espagne) et Oran (Algérie), sous pavillon des Comores. D’après le média spécialisé Lloyd’s List, le navire Grinch avait volontairement navigué pendant plusieurs heures en mode « dark », avec son transpondeur GPS éteint.
Sa dernière position connue remontait à 10 h 27 (UTC), au large de l’Espagne, avec une destination indiquée comme « for orders », une pratique couramment utilisée pour masquer l’identité de l’acheteur.
Photo diffusée par l’état-major français le 22 janvier 2026. ETAT-MAJOR DES ARMEES VIA AFP
