Cinq conseillers présidents veulent pousser le dos du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à la sortie à la suite de la signature d’une résolution. La communauté internationale, notamment les États-Unis, sans détour, s’oppose catégoriquement à cette démarche et apporte son soutien au chef de la Primature.
Le Bureau des Affaires de l’hémisphère occidental du département d’État ne passe pas par quatre chemins. L’instabilité chronique en Haïti n’est due à aucun défaut du caractère, de la culture ou de la constitution haïtienne. C’est la responsabilité des politiciens qui utilisent des gangs et d’autres groupes armés pour créer le chaos dans les rues, puis insistent sur un rôle au sein du gouvernement pour refuser le chaos qu’ils ont eux-mêmes créé », ont écrit les responsables.
Plus loin, le bureau traite de criminels que les membres du Conseil Présidentiel de Transition qui ont suivi la voie du chaos. Les membres du CPT qui ont suivi cette voie ne sont pas des patriotes haïtiens. Ce sont des criminels comme les gangs avec qui ils conspirent », écrit le Bureau des Affaires de l’hémisphère occidental du département d’État.
Christopher Landau, secrétaire d’État adjoint des États-Unis, a fait savoir que l’objectif des États-Unis pour Haïti reste l’établissement d’une sécurité et d’une stabilité de base. » Les États-Unis considéreraient que quiconque soutient une mesure aussi perturbatrice favorisant les gangs agit contrairement aux intérêts des États-Unis, de la région et du peuple haïtien et agira en conséquence », menace-t-il.
Une résolution signée par cinq membres du Conseil Présidentiel de Transition vise à renvoyer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé de son poste. Cette situation soulève beaucoup de réactions du côté de la communauté internationale qui soutient clairement le Premier ministre et menace les cinq conseillers signataires.
Wilder Sylvain
