À l’approche du 7 février 2026, date marquant la fin du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), les 87 partis et regroupements politiques constituant le Mouvement Politique pour la Réconciliation et la Reconstruction d’Haïti (MORN) ont présenté leur position face à l’expiration de l’accord du 3 avril 2024 et à l’échec constaté du CPT.
Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 28 janvier 2026, le MORN a souligné que le CPT n’a atteint aucun de ses objectifs deux ans après sa nomination. Selon le représentant du MORN, Jean Palerme Mathurin, le rétablissement de la sécurité, la consultation populaire, la réforme constitutionnelle et l’organisation d’élections démocratiques n’ont pas été réalisés.
Face à ce constat, le regroupement politique estime qu’il incombe au secteur politique de trouver un nouvel accord politique pour remplacer le CPT et l’actuel gouvernement, en vue d’une nouvelle gouvernance capable de mener à terme l’actuelle transition. Le MORN propose un exécutif bicéphale composé d’un président unique et d’un nouveau Premier ministre.
Concernant le choix du président unique, le MORN propose quatre options : un juge de la Cour de cassation, une personnalité du secteur politique, une personnalité de la société civile ou, au minimum, une personnalité non conflictuelle issue du Conseil Présidentiel de Transition, a ajouté Dr. Mathurin.
Le MORN appelle également à la nomination rapide d’un Premier ministre de consensus pour former un gouvernement de transition après le 7 février 2026, en respectant le processus électoral et les engagements nationaux et internationaux. Il insiste sur la protection des anciens serviteurs de l’État et sur la nomination de membres intègres, compétents et non influencés par les gangs, dans le cadre d’un Nouvel Accord Politique clair.
Parallèlement, le MORN annonce la relance de sa série de mobilisations jusqu’au 7 février 2026. Un rassemblement est prévu le vendredi 31 janvier à Delmas 33, Parc Midoré, pour dénoncer l’ingérence d’un secteur précis du pouvoir exécutif. Le mouvement menace d’investir les rues de la capitale si aucun signal n’est donné pour révoquer le gouvernement actuel, qualifié d’incompétent.
