L’Ambassade de France en Haïti a organisé une réception, le mardi 14 juillet 2016, à l’occasion de la fête nationale de la République française. Plusieurs personnalités ont pris part à cette importante activité déroulée dans une ambiance conviviale à la salle Franck, Hôtel Montana.
En effet, à cette cérémonie étaient présentes plusieurs personnalités, dont le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la ministre des Affaires étrangères Raina Forbin, le ministre de la Justice Patrick Pelissier, la DG de l’ONA Lovely François, celle de l’ULCC Goethie Varnelle Morency, le Gouverneur de la Banque centrale Ronald Gabriel, entre autres. La politique et la société civile ont été représentées, notamment, par l’ex-PM Claude Joseph, Me André Michel, Marise Narcisse et Joël Édouard Vorbe (Pasha) de Fanmi Lavalas, le recteur Jacky Lumarque, l’économiste Enomy Germain, le politologue Josué Senat, l’écrivain Lionel Trouillot.
L’immortel Dany Laferrière, présentement en Haïti, a pris part également à cet événement où il a cité un poème à la mi-temps de la rencontre France-Espagne.

Discours de cœur de l’Ambassadeur de France en Haïti
Dans son allocution, l’ambassadeur Antoine Michon a salué le courage et la résilience du peuple haïtien.
“En préparant cette intervention, je me suis demandé ce que je garderais de ces deux années passées parmi vous. La réponse m’est venue très naturellement. Je garderai des visages, des rencontres, des paysages sublimes, mais surtout des regards : ceux des enfants dans les écoles, des policiers sur le front, des paysans, des entrepreneurs, des artistes, des enseignants, des soignants, des familles déplacées aussi ”, a scandé le chef de la chancellerie française dans le pays, soulignant qu’autant de regards qui disent les difficultés du présent d’Haïti, mais aussi la détermination de tout un peuple à construire un avenir meilleur.
Plus loin, M. Michon a ajouté : “Au fil de ces deux années, du Nord-Ouest à la Grand’Anse, j’ai découvert une Haïti bien différente de celle que l’on décrit souvent. Une Haïti blessée, certes, mais debout. Une Haïti qui refuse de céder au fatalisme. Une Haïti qui continue de créer, d’innover, d’entreprendre et d’espérer “. Il a profité pour saluer les Grenadiers qui ont fait vibrer tout le peuple haïtien par leur magnifique parcours en Coupe du monde.
“Au fond, le sport nous rappelle surtout une vérité simple : les plus belles victoires sont toujours des victoires collectives. C’est cet esprit qui anime aujourd’hui la communauté internationale en Haïti et c’est cet esprit d’unité – celui du Konbit- que nous soutenons pour le pays “, a déclaré le diplomate, mentionnant le déploiement de la Force de répression des gangs, les agences des Nations unies, les organisations humanitaires et tous les acteurs du développement qui sauvent des vies, accompagnent les plus vulnérables et préparent l’avenir, avec le soutien de la France.
“ La France est fière de soutenir Haïti. Nous sommes aujourd’hui présents à travers l’Ambassade, l’Agence française de développement, Expertise France, l’Institut français d’Haïti, le Lycée français, les Alliances françaises. Toutes ces institutions forment un écosystème qui est la colonne vertébrale de notre présence et de notre action. Avec eux, nous sommes aux côtés des universités, des artistes, des entrepreneurs, des paysans et des associations “, a-t-il renchéri, sans oublier de mentionner le soutien accordé à la Police nationale d’Haïti, aux Forces armées d’Haïti et aux institutions judiciaires.
L’Ambassadeur a tenu à rappeler que la France a choisi d’unir ses forces en “Équipe Europe” pour accompagner les réformes de l’État et soutenir les investissements, dont l’Espagne et l’Union européenne, représentées respectivement par M. Marco Antonio Peñín Toledano et Mme Hélène Roos, qui forment un trio pleinement mobilisé pour créer des perspectives pour la jeunesse haïtienne, qui est la plus grande richesse du pays.
“Mais son avenir dépend d’abord des Haïtiens eux-mêmes. La communauté internationale peut accompagner. Elle ne remplacera jamais la volonté d’un peuple de choisir son destin. À cet égard, j’en appelle à tous de faire vivre l’État de droit, de faire respecter les règles communes, de combattre la corruption qui gangrène l’État, de refuser la violence et de mettre enfin fin à l’impunité, et, aussi, le moment venu, d’accepter le verdict des urnes ”, a lancé Antoine Michon, qui annonce son départ du pays dans quelques semaines pour l’Afrique.
“J’emporterai avec moi l’admiration que m’inspirent tant de femmes et d’hommes engagés au service de leur pays. E. J’emporterai surtout avec moi une conviction profonde : Haïti possède en elle toutes les ressources pour écrire une nouvelle page de son histoire “, a conclu le diplomate.
