L’Organisation des Cœurs pour le Changement des Enfants Démunis d’Haïti (OCCEDH), avec le soutien de l’UNICEF, de l’Institut National de la Formation Professionnelle (INFP) et de l’Institut du Bien-Être Social et de Recherches (IBESR), a célébré la graduation de 286 jeunes issus de quartiers populaires fortement affectés par l’insécurité, ainsi que de camps pour personnes déplacées.
Ces jeunes ont suivi une formation de trois mois dans divers métiers techniques : cosmétologie, dépannage de téléphones portables et de motocyclettes, crochet et artisanat. Ils ont exprimé leur gratitude envers cette initiative, soulignant que cette formation leur a permis de se détacher des expériences traumatisantes liées à la violence et à la présence des gangs dans leurs communautés.

La responsable de l’OCCED’H, Chrislie Luca, a rappelé que ces jeunes vivaient depuis trop longtemps dans l’insécurité, l’incertitude et le manque d’opportunités. « Beaucoup ont dû fuir leur quartier à cause de la violence des gangs armés », a-t-elle déclaré.

De son côté, Inge Vervloesem, responsable de l’éducation à l’UNICEF, a réaffirmé l’engagement de l’organisation à offrir à chaque enfant et adolescent en Haïti la possibilité de réaliser pleinement son potentiel et de contribuer activement à la reconstruction du pays. « Les jeunes représentent une véritable lueur d’espoir », a-t-elle souligné.
Pierre Emmanuela Tanis, représentante de l’IBESR, a félicité les diplômés : « Aujourd’hui, c’est votre journée. Vous avez travaillé, persévéré, appris et vous êtes arrivés jusqu’ici. Je suis fière de vous ! »
Le chef du bureau de coordination des Nations Unies en Haïti, Modibo Traoré, est le parrain de cette deuxième promotion. Un représentant de l’ONU ayant visité l’OCCED’H s’est dit convaincu que, malgré les nombreuses difficultés que traverse le pays, Haïti possède de l’espoir, du potentiel et qu’un avenir meilleur est possible.

Par ailleurs, les préparatifs pour la troisième promotion sont déjà en cours, avec un démarrage des cours prévu pour janvier. Cette initiative constitue un pas important vers l’autonomisation des jeunes et leur insertion professionnelle, dans un contexte national particulièrement difficile.
