La Chine a clairement exprimé son opposition à ce qu’elle appelle « intimidation unilatérale » après que les États-Unis ont ordonné le blocus des pétroliers sous sanctions entrant et sortant des eaux vénézuéliennes, riches en pétrole. Le président du Venezuela, Nicolás Maduro, dénonce la convoitise américaine pour les ressources pétrolières brutes du pays.
Principal acheteur de pétrole brut vénézuélien, qui représente environ 4 % de ses importations, la Chine dit s’opposer à toute forme d’intimidation contre le Venezuela. Selon le journal Reuters, elle n’a pas précisé comment elle entendait venir en aide au pays sud-américain ni offrir un refuge à son dirigeant en difficulté.
Lors d’un entretien téléphonique entre le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et son homologue vénézuélien, Yvan Gil, mercredi, Pékin a affirmé son soutien aux pays qui défendent leur souveraineté et leur dignité nationale. Cependant, il s’est abstenu de citer lors de cet appel officiel les États-Unis ni Trump, affirme le journal.
La semaine dernière, les garde-côtes américains ont intercepté un pétrolier près du Venezuela, ce qui a ravivé les tensions entre Caracas et Washington. Le président Maduro accuse les États-Unis de vouloir s’emparer du pétrole vénézuélien et de chercher à le renverser, une thèse soutenue par Donald Trump qui a déclaré, selon Reuters, que les jours de Maduro étaient « comptés ».
Parallèlement, la Chine continue de soutenir le Venezuela via des prêts garantis par le pétrole et souhaite renforcer la coopération économique avec Caracas. Malgré ce soutien, Pékin cherche à maintenir des relations stables avec les États-Unis, notamment sur les questions commerciales, tout en réaffirmant son attachement à la souveraineté des États.
Il faut par ailleurs souligner que selon les analystes, les expéditions de produits pétroliers prévues pour décembre devraient atteindre une moyenne de plus de 600 000 barils par jour.
Outre le soutien de la Chine, la Russie a, de son côté, plaidé en faveur d’un dialogue constructif entre Washington et Caracas. Elle a également réaffirmé son appui au peuple vénézuélien ainsi qu’au gouvernement de Nicolas Maduro. « Nous prenons note de l’escalade délibérée des tensions autour du Venezuela orchestrée par Washington », a déclaré aujourd’hui le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, sur son compte X.
(AP Photo/Andy Wong)
