À la suite de la capture du président Nicolás Maduro par les États-Unis aux premières heures du samedi 3 janvier 2026, la Cour suprême du Venezuela a ordonné à la vice-présidente exécutive du pays, Delcy Rodríguez, d’assurer l’intérim. C’est pour la première fois qu’une femme dirige l’exécutif dans l’histoire de ce pays sud-américain.
À la suite de la capture du président Nicolás Maduro par les États-Unis aux premières heures du samedi 3 janvier 2026, la Cour suprême du Venezuela a ordonné à la vice-présidente exécutive du pays, Delcy Rodríguez, d’assurer l’intérim. C’est pour la première fois qu’une femme dirige l’exécutif dans l’histoire de ce pays sud-américain.
Où se situe l’issue de cette crise diplomatique ? Le président Trump avait déclaré qu’il n’envisageait ni de déployer des troupes sur le sol vénézuélien ni de mener de nouvelles attaques, à condition que la vice-présidente fasse ce que son administration exige.
Or, quelques heures après la capture du président Nicolás Maduro et de sa femme, la figure clé du régime Maduro était montée au créneau pour exiger la libération du dirigeant vénézuélien, le qualifiant d’« unique président du Venezuela », avant d’assurer que son pays « ne serait la colonie de personne ».
« Nous exigeons la libération immédiate du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, seul président du Venezuela », a déclaré Rodríguez dans une allocution diffusée à la radio et à la télévision. Elle s’exprimait à l’issue d’un conseil de défense, entourée de plusieurs hauts responsables du gouvernement, dont le ministre de l’Intérieur et de la Justice, Diosdado Cabello, rapporte l’agence espagnole EFE.
Toutefois, Mme Rodriguez a insisté sur sa volonté de négocier avec Washington, mais uniquement dans le cadre de la légalité internationale et des lois de la République bolivarienne du Venezuela, ajoutant que “c’est la seule chose que nous accepterons pour une relation, après avoir attaqué et agressé militairement notre nation bien-aimée”.
Âgée de 56 ans, Delcy Rodríguez est la deuxième commandante du gouvernement sud-américain depuis juin 2018. Sœur de Jorge Rodriguez, actuel président de l’Assemblée nationale, Mme Rodriguez est la fille du guérillero d’extrême gauche Jorge Antonio Rodriguez, fondateur du parti révolutionnaire Liga Socialista dans les années 1970. Depuis la réélection contestée de M. Maduro, en 2018, elle fait partie des 11 dignitaires vénézuéliens sanctionnés par l’Union européenne. Ces sanctions comprennent le gel des avoirs et des interdictions de visa.
Comme le souligne EFE, Mme Rodríguez est diplômée en Droit à l’Université centrale du Venezuela (UCV). Elle a étudié également le droit social à l’Université de Paris X Nanterre et est titulaire d’une maîtrise en politique et social de l’université de Birkbeck à Londres.
La vice-présidente, Delcy Rodriguez (Photo d’archives)
PHOTO : AP / MATIAS DELACROIX
