Le parquet sud-coréen a requis ce vendredi 24 avril 2026, trente ans de prison contre l’ancien président Yoon Suk-yeol, accusé d’avoir ordonné l’envoi de drones militaires vers la Corée du Nord afin de provoquer un incident armé et de justifier l’instauration de la loi martiale.
Les procureurs reprochent à l’ex-chef d’État d’avoir, en octobre 2024, fait déployer des drones chargés de tracts de propagande au-dessus de Pyongyang, dans une stratégie visant à créer un climat de confrontation avec son voisin.
Selon Le Parisien, lors de son procès à Séoul, l’accusation a affirmé qu’il avait cherché à « créer de toutes pièces des conditions de guerre », mettant en danger la sécurité nationale, notamment après l’écrasement de certains appareils en territoire nord-coréen.
Âgé de 65 ans, Yoon Suk-yeol a déjà été condamné à la prison à vie en février pour « insurrection », après sa tentative d’imposer la loi martiale en décembre 2024, accompagnée du déploiement de forces militaires autour du Parlement. Une autre procédure lui a également valu cinq années de prison supplémentaires.
La tentative avait été rapidement contrée par des députés ayant réussi à voter contre la mesure, mettant fin à une crise politique qui n’a duré que quelques heures mais a profondément marqué le pays.
Destitué en avril 2025 et actuellement détenu, l’ancien président a fait appel de sa condamnation, affirmant avoir agi « pour le seul bien de la nation ».
L’ancien président Yoon Suk-yeol lors de son troisième procès devant un tribunal de Séoul. Crédit photo : Reuters/ Kim Hong-Ji
