Après ce qui est arrivé en Iran, Pyongyang change brutalement sa constitution. En effet, les Nord-Coréens ont révisé leur Constitution, prévoyant désormais une riposte nucléaire automatique si son dirigeant venait à être assassiné.
Quelques semaines après le déclenchement de l’opération « Epic Fury » qui a coûté la vie au Guide suprême iranien, Kim Jong-un envoie ce signal: frapper Pyongyang n’empêchera pas la bombe de partir. Une doctrine d’ »assurance-vie » nucléaire, qui s’inscrit dans un contexte de rapprochement militaire assumé avec la Russie, avec des milliers de soldats nord-coréens qui sont tombés en Ukraine.
En effet, la Corée du Nord est prête à une réponse nucléaire automatique si son dirigeant Kim Jong Un est assassiné. C’est lui qui commande les forces nucléaires du pays. Mais Pyongyang a modifié l’article 3 de sa Constitution lors de la 15ᵉ Assemblée populaire suprême qui s’est tenue le 22 mars, pour permettre de déléguer ce pouvoir.
« Si le système de commandement et de contrôle des forces nucléaires de l’État est mis en danger par des attaques de forces hostiles… Une frappe nucléaire doit être lancée automatiquement et immédiatement”, prévoit désormais la Constitution nord-coréenne.
Une révision rendue publique seulement le 7 mai 2026 par les services de renseignements sud-coréens, rapporte le Telegraph.
Le fait que la riposte nucléaire nord-coréenne sans Kim Jong-un soit gravée dans la Constitution vise à dissuader les puissances étrangères de planifier le même type d’opération qu’en Iran. Même si l’environnement opérationnel est bien différent à Pyongyang, où Kim Jong-un semble plus à l’abri que ne l’était Khamenei à Téhéran.
À souligner, la Corée du Nord est un pays totalement verrouillé où le renseignement humain est très difficile à obtenir. La circulation des étrangers se fait au compte-goutte. De plus, difficile de reproduire le même schéma à Pyongyang. “Epic Fury” en Iran a été une opération très complexe qui se serait appuyée sur le contrôle des caméras de circulation à Téhéran. Or, le système de vidéosurveillance est beaucoup plus limité en Corée du Nord, et son intranet est très contrôlé.
De plus, Kim Jong-un se déplace très peu, ne prend pratiquement pas l’avion et a l’habitude de se déplacer dans un train blindé. Un mode de transport ultra-sécurisé que la dynastie Kim utilise depuis trois générations.
Photo : Rodong Sinmun (26 fév. 2026)
