Lors de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, ce vendredi 26 septembre 2025, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a essuyé une humiliation diplomatique inédite. Avant même qu’il ne prenne la parole, plusieurs diplomates ont quitté la salle de manière ostensible. D’autres ont exprimé leur désapprobation par des huées, des sifflets et des pancartes brandies dans l’hémicycle.
Cette scène, rare dans ce type de forum onusien, a marqué le début d’un discours prononcé devant un auditoire considérablement réduit. Netanyahou a néanmoins poursuivi son intervention, dont le ton est resté fidèle à ses précédentes allocutions : une défense ferme des opérations militaires israéliennes à Gaza et une attaque virulente contre l’Iran, de nouveau qualifié de « menace existentielle ».
Son discours s’est conclu dans une atmosphère tendue, mêlant applaudissements polis et silences glacés, selon plusieurs médias européens.
Il convient de rappeler que, depuis le début du conflit en octobre 2023, les forces israéliennes sont accusées d’avoir causé la mort de plus de 65 500 Palestiniens. En juillet dernier, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, déclarait que Gaza faisait face à « une mort et une destruction sans précédent », pointant la hausse alarmante de la malnutrition et l’effondrement du système d’aide humanitaire, selon Euronews.
Parallèlement, dans un ton de défi assumé, Netanyahou a affirmé qu’« Israël doit finir le travail contre le Hamas à Gaza le plus rapidement possible », réitérant sa volonté de poursuivre la guerre malgré les appels internationaux à un cessez-le-feu.
Isolé diplomatiquement, notamment après que plusieurs pays ont reconnu cette semaine l’État de Palestine, le Premier ministre israélien a fustigé cette décision : « Lorsque les terroristes les plus sauvages de la planète applaudissent votre décision, vous n’avez pas fait quelque chose de bien. Vous avez fait quelque chose de mal. horriblement mal », a-t-il déclaré, selon Euronews.
