Le président américain Donald Trump a menacé ce lundi d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français après que la France a refusé de rejoindre le « Conseil de paix » qu’il souhaite créer.
« Je vais mettre 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera. Mais il n’est pas obligé d’y adhérer », a déclaré Donald Trump à des journalistes en Floride, selon l’AFP.
Dans la foulée, l’entourage du président français Emmanuel Macron a indiqué à l’AFP que la France « n’entend pas donner suite favorable » à ce stade à l’invitation américaine.
Donald Trump a ensuite minimisé la portée de ce refus, estimant qu’Emmanuel Macron approchait de la fin de son mandat, dont l’échéance est prévue en mai 2027. « Personne ne veut de lui parce qu’il ne sera plus au pouvoir très bientôt », a-t-il ajouté.
Le président américain souhaite mettre en place un » Conseil de paix » destiné, selon lui, à œuvrer à la résolution des conflits dans le monde, en concurrence avec l’ONU. D’après une charte obtenue par l’AFP, les pays souhaitant obtenir un siège permanent devraient verser un milliard de dollars, Donald Trump conservant le pouvoir d’inviter ou de révoquer les membres.
En réponse aux menaces tarifaires américaines, Emmanuel Macron a accusé Washington de chercher ouvertement « à affaiblir et subordonner l’Europe », lors de son intervention au Forum économique mondial de Davos ce 20 janvier 2026.
Le chef de l’État a cité une accumulation de droits de douane « inacceptables » et des pressions contre la « souveraineté » des États, selon BFMTV.
L’Europe dispose d’outils « très puissants » en matière commerciale, et doit les « utiliser » quand elle « n’est pas respectée », a ajouté M. Macron. Il a également souligné que « la France et l’Europe sont attachées à la souveraineté nationale et à l’indépendance, et aux Nations unies et à leur charte », appelant à ne pas « accepter passivement la loi du plus fort », et prônant « l’état de droit plutôt que la brutalité ».
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