Le mercredi 25 mars 2026, les avocats de la défense ont souligné des incohérences dans les témoignages de la veuve, Martine Moïse, entre ses déclarations initiales et son témoignage au procès fédéral à Miami, relatif au meurtre du président Jovenel Moïse, tué lors d’une attaque le 7 juillet 2021. Ces incohérences portent sur la manière dont elle aurait sécurisé ses enfants au moment de l’attaque.
Selon le Miami Herald, lors du procès américain contre quatre hommes accusés de conspirer pour kidnapper ou tuer le président haïtien, la défense a remis en question le témoignage de l’ancienne première dame. David Howard, avocat de la défense, a indiqué que Martine Moïse avait déclaré aux agents du FBI que les agresseurs n’avaient pas vérifié la salle de bain où se trouvaient ses enfants adultes, contrairement à ce qu’elle a témoigné plus tard.
L’entretien avait eu lieu le 9 juillet, deux jours après l’attaque, à JMH, alors qu’elle venait de subir une chirurgie et que ses enfants étaient présents. Les agents ont précisé n’avoir eu « aucune raison de douter de son honnêteté ».
Ces incohérences ont suscité des doutes sur les événements survenus lors de l’attaque de leur maison à Pélerin 5 par d’anciens soldats colombiens, accompagnés de policiers haïtiens et de deux Américains haïtiens.
Personne d’autre n’a été tué, y compris les membres de la sécurité présidentielle. Martine Moïse a raconté avoir été réveillée à 1 h du matin par des coups de feu, et que son mari lui avait alors dit : « Chérie, nous sommes morts ».
Le procès des quatre hommes accusés d’avoir conspiré pour assassiner le président Jovenel Moïse en 2021 a débuté le 11 mars 2026 en Floride. L’accusation affirme qu’ils visaient à prendre le pouvoir et à en tirer profit, tandis que la défense conteste la validité de l’enquête haïtienne.
Photo AP/Odelyn Joseph
