Le gouvernement a adopté, ce mercredi, un budget rectificatif exceptionnel pour l’exercice 2024-2025, malgré la clôture de l’année fiscale au 30 septembre. Ce budget prend en compte l’urgence nationale, notamment l’accompagnement des familles vulnérables à l’occasion de la rentrée scolaire.
Fixé à 317,7 milliards de gourdes, ce nouveau budget enregistre une baisse de 1,8 % (soit 5,75 milliards) et réoriente des crédits vers des secteurs jugés prioritaires : sécurité, éducation et soutien social. Cette révision vise à soutenir les familles en difficulté, à améliorer l’environnement urbain et scolaire, à compenser la non-atteinte des recettes prévues et à réaffecter les crédits faiblement exécutés vers des dépenses urgentes, selon une note du gouvernement.
Parmi les mesures annoncées figurent :
un transfert monétaire en faveur de 200 000 parents d’élèves, afin d’alléger les charges liées à la rentrée ; des travaux d’infrastructures scolaires de proximité (pavage, drainage, réhabilitation de rues), générant des emplois temporaires grâce aux Travaux à Haute Intensité de Main-d’Œuvre (HIMO) ; la distribution de kits scolaires complets (cahiers, sacs, uniformes, chaussures, etc.) aux enfants issus des familles les plus vulnérables.
À travers ce budget, l’exécutif entend réduire les inégalités et permettre à chaque enfant d’aborder la rentrée dans la dignité. « Conscient des contraintes financières du pays, le gouvernement a choisi de réorienter certains crédits budgétaires jugés secondaires, ainsi que ceux qui n’auraient pas pu être absorbés d’ici au 30 septembre, vers des mesures prioritaires. Il s’agit d’un acte de bonne gouvernance et de responsabilité, visant à placer l’éducation et la protection des plus fragiles au cœur de l’action publique », précise la note officielle.
Enfin, ce budget rectificatif répond à des urgences immédiates tout en préparant la transition vers le prochain exercice fiscal. Pour le gouvernement, il s’agit d’un choix politique et social destiné à protéger les familles, à renforcer la cohésion nationale et à assurer l’avenir des enfants, tout en régularisant certaines dépenses dans un esprit de continuité et de bonne gouvernance.
