Dans une note rendue publique, le Parti Haïtien pour la Démocratie (PHD) a exprimé sa préoccupation face aux multiples spéculations et manœuvres politiques visant à préparer une nouvelle transition après le 7 juin 2026. Selon le parti, une telle démarche risquerait de perpétuer un cycle de transitions sans élections, sans résultats et sans vision nationale.
Le PHD rejette toute idée d’une nouvelle transition politique après cette date. Il estime que les transitions successives ont contribué à l’aggravation de l’instabilité, de l’insécurité, de la crise économique et de l’affaiblissement des institutions du pays. Le parti considère qu’une nouvelle transition constituerait un aveu d’échec de la classe politique et appelle plutôt à un retour à l’ordre démocratique par l’organisation d’élections, dans un esprit de sérieux, de compétence et d’intérêt national.
Le PHD exhorte également les autorités à intensifier les opérations contre les gangs armés, notamment dans l’Artibonite, à Cité Soleil et à Gran Ravin. Selon lui, la reconquête du territoire national est une condition essentielle au rétablissement de l’autorité de l’État et à la tenue d’élections inclusives, crédibles et transparentes.
Par ailleurs, le parti réclame la révision du projet de décret électoral afin d’assurer sa conformité avec les principes constitutionnels et démocratiques. Il demande aussi aux autorités centrales d’effectuer des visites dans les dix départements du pays pour mieux appréhender les réalités vécues par les populations.
Le PHD plaide également pour la mise en place d’un organe de contrôle et d’évaluation de la transition, chargé de suivre l’action gouvernementale, d’exiger des résultats concrets en matière de sécurité et de veiller à l’organisation effective des élections. Le parti réclame en outre la libération des routes nationales contrôlées par des groupes armés ainsi que la réhabilitation urgente de l’axe routier reliant Cap-Haïtien à Port-au-Prince, jugé essentiel pour la cohésion territoriale et les échanges économiques.
Enfin, le PHD critique la gestion des collectivités territoriales et s’oppose aux nominations fondées sur le favoritisme politique ou l’improvisation administrative. Il estime que les autorités locales doivent être compétentes, proches des citoyens et pleinement conscientes des réalités de leurs communes.
Le parti réaffirme son attachement à la démocratie, à la souveraineté nationale, à la stabilité institutionnelle, à la sécurité et à la reconstruction du pays. Il appelle à mettre fin aux transitions répétées et à rétablir la légitimité démocratique à travers l’organisation d’élections.
