L’Organisation des Nations unies (ONU) a annoncé, mercredi 29 juillet, que plus de 5 500 cas de violences basées sur le genre ont été enregistrés en Haïti au cours du premier semestre 2026, dont environ 70 % sont des viols commis contre des femmes et des filles. Face à cette progression, l’organisation met en garde contre une « augmentation alarmante » de ces agressions.
Plongé dans une profonde crise sécuritaire, politique et sociale, Haïti fait face à une recrudescence des violences sexuelles, principalement attribuées aux groupes armés.
Selon les données communiquées par l’ONU, plus de 3 000 cas ont été recensés entre avril et juin, dont plus de 1 000 pour le seul mois de juin, une évolution jugée particulièrement préoccupante.
Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) alerte sur la situation des femmes et des filles, décrites comme étant utilisées comme « champ de bataille » par les groupes armés. L’organisation souligne que les victimes sont majoritairement exposées dans les zones contrôlées ou menacées par la violence des gangs. Les chiffres du premier semestre 2026 représentent une tendance préoccupante par rapport à l’année précédente, durant laquelle plus de 8 000 cas de violences sexistes avaient été enregistrés.
Selon l’ONU, près de 70 % des violences sexuelles signalées cette année sont des viols, souvent perpétrés par des hommes armés. Plus de la moitié des victimes sont des femmes déplacées, particulièrement vulnérables en raison de l’insécurité et des déplacements forcés.
Face à la détérioration de la situation sécuritaire, l’ONU a déployé la Force de répression des bandes (GSF) après les difficultés rencontrées par la mission multinationale dirigée par le Kenya. La crise humanitaire demeure également préoccupante : environ 1,5 million de personnes sont déplacées et plus de 5 millions d’Haïtiens souffrent d’une grave insécurité alimentaire, selon les Nations unies.
Photo : Source /Google
