Au moins 67 migrants sont morts en tentant de rejoindre l’enclave espagnole de Ceuta, selon le dernier bilan communiqué par le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska. Parallèlement, plus de 48 300 personnes ayant franchi la frontière sont déjà retournées au Maroc, tandis que Madrid affirme que la situation est progressivement revenue sous contrôle après un afflux migratoire inédit.
D’après BFMTV, qui cite les autorités espagnoles, la majorité des victimes ont tenté de rejoindre l’enclave à la nage aux premières heures de jeudi. Les corps ont été repêchés par la Garde civile et le Service de sauvetage maritime, tandis que les arrivées enregistrées par la suite se sont principalement effectuées à pied en contournant la digue maritime.
Parallèlement, le ministère espagnol de l’Intérieur a indiqué que plus de 48 300 migrants étaient retournés au Maroc vendredi, sur un total estimé à près de 60 000 personnes entrées dans l’enclave ces derniers jours. Selon les autorités, une grande partie de ces retours ont été volontaires après que les migrants ont constaté qu’ils ne pourraient ni rester à Ceuta ni rejoindre l’Espagne continentale.
Face à cet afflux, le gouvernement espagnol a renforcé les dispositifs de la police nationale, de la Garde civile et des forces armées afin de sécuriser la frontière et de faire face à la saturation des structures d’accueil.
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé un renforcement des contrôles à la frontière franco-espagnole. De son côté, Madrid a affirmé que « l’intégrité de l’espace Schengen est absolument garantie », tandis que la Commission européenne s’est dite prête à renforcer son appui, notamment par l’intermédiaire de Frontex si l’Espagne en faisait la demande.
Des migrants traversent la frontière depuis le Maroc pour entrer dans l’enclave espagnole de Ceuta, le jeudi 30 juillet 2026. AP Photo/Antonio Sempere – Antonio Sempere
