La recrudescence de cas de kidnapping dans la région métropolitaine de Port-au-Prince continue d’alimenter l’inquiétude de la population. Selon les données compilées et publiées par Infos Partage, au moins 16 enlèvements confirmés et deux tentatives de kidnapping ont été recensés entre le 12 mai et le 31 juillet 2026, révélant une concentration particulièrement préoccupante dans la commune de Delmas.
D’après ces chiffres, les secteurs Delmas 31, Delmas 32, Delmas 33, Delmas 51, Delmas 60, Delmas 65, Delmas 75 ainsi que Delmas 83 figurent parmi les zones les plus touchées. Des cas ont également été enregistrés à Pèlerin 5, Péguyville et à Christ-Roi, cette dernière localité occupant le deuxième rang des secteurs les plus affectés sur la période.
Alors que les victimes comprennent notamment un étudiant, des commerçants, des particuliers, des hauts fonctionnaires de l’État ainsi que des ressortissants étrangers.
Dans plusieurs incidents, les ravisseurs ont fait usage de leurs armes à feu afin de mener leurs opérations criminelles.
Cette multiplication des enlèvements dans des zones densément peuplées remet une nouvelle fois en lumière les défis persistants en matière de sécurité et la capacité des groupes criminels à agir dans plusieurs quartiers de la capitale malgré les dispositifs déployés.
Alors que les habitants de Delmas vivent sous la menace constante des kidnappings, le silence observé jusqu’à présent par le Directeur général de la Police nationale d’Haïti, Vladimir Paraison, face à cette recrudescence suscite de nombreuses interrogations. En l’absence d’une communication officielle détaillant les mesures spécifiques envisagées pour enrayer ce phénomène, un sentiment d’incertitude continue de gagner la population, qui attend des réponses et des actions concrètes des autorités policières.
Delmas s’impose comme l’épicentre du phénomène, le silence du numéro un de l’institution policière devient de plus en plus difficile à comprendre. Pendant ce temps, la population reste livrée à ses inquiétudes, tandis que les groupes criminels continuent d’opérer dans plusieurs secteurs de la région métropolitaine. Cette situation soulève de sérieuses préoccupations à quelques mois des élections présidentielles et legislatives annoncées pour le 13 décembre 2026 , alors que la sécurité constitue l’un des principaux défis à relever pour la tenue du scrutin.
