Depuis Bangkok, le jeudi 15 octobre 2026, la ministre de la Planification et de la Coopération externe, Sandra PAULEMON, a rencontré le vice-président de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Hara SHOHEI. Cette rencontre a été l’occasion d’examiner les perspectives de renforcement de la coopération entre Haïti et le Japon, particulièrement autour de la création d’emplois et du relèvement économique et social des populations vulnérables, selon un communiqué du MPCE.
En effet, au cours des échanges, la ministre PAULEMON a salué l’engagement de longue date du Japon en faveur du développement d’Haïti. Elle a notamment mis en valeur les interventions antérieures du Japon dans les domaines de l’éducation, de l’approvisionnement en eau, des infrastructures et du développement agricole, qui constituent, selon Dre PAULEMON, des acquis importants sur lesquels peut s’appuyer une nouvelle phase de coopération.
Dans cette perspective, la titulaire du MPCE a proposé à la JICA d’engager une nouvelle phase de coopération plaçant la création d’emplois et le soutien aux populations vulnérables au cœur des efforts communs. Toujours selon le communiqué, Dre PAULEMON a discuté avec la JICA sur la possibilité de mettre en place un programme conjoint de travaux à haute intensité de main-d’œuvre (HIMO), destiné à réhabiliter les routes d’accès rurales ; nettoyer et entretenir des canaux de drainage et d’irrigation ; protéger les bassins versants; reboiser et lutter contre l’érosion ; réaliser des travaux de réhabilitation mineurs dans les écoles, les centres de santé et autres infrastructures communautaires ; améliorer l’assainissement des quartiers et l’environnement immédiat des populations déplacées et des communautés d’accueil.
La ministre a également rappelé l’expérience acquise par la coopération japonaise dans le cadre des travaux de réhabilitation urbaine entrepris à Léogâne après le séisme de 2010. Ces interventions avaient notamment contribué à l’amélioration des routes et des systèmes de drainage, tout en favorisant l’emploi des habitants affectés par la catastrophe. Elle a ainsi souligné l’intérêt et la pertinence de capitaliser sur cette expérience pour concevoir un programme HIMO adapté aux réalités et aux besoins actuels d’Haïti, tout en faisant bénéficier les femmes, les jeunes sans emploi et les ménages vulnérables de ses retombées.
Et, pour favoriser la concrétisation de cette initiative, la ministre a formulé trois principales sollicitations auprès de la JICA. La première porte sur l’examen des possibilités d’un appui financier. La deuxième concerne la mobilisation d’une assistance technique pour l’identification, la conception et la supervision des travaux. La dernière vise à explorer d’autres mécanismes de coopération japonaise, en coordination avec les autorités compétentes, ainsi que d’éventuelles possibilités de cofinancement avec des partenaires multilatéraux.
De son côté, M. Hara SHOHEI, vice-président de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), a réaffirmé la disponibilité de son institution à poursuivre sa collaboration avec Haïti. Il a indiqué que la présentation de la ministre lui avait permis de mieux appréhender la situation actuelle du pays ainsi que les nouvelles perspectives de coopération envisageables. Dans cette dynamique, des rencontres techniques ont été prévues, afin d’approfondir les échanges et de mieux définir la nature de l’appui que la JICA pourrait apporter, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du PNSREST 2026-2030, lit-on dans ledit communiqué.
